Compte courant d’associé: comment trouver des liquidités ?

Le compte courant d’associé permet à un dirigeant d’entreprise de financer des projets dans son entreprise. Typiquement, lorsque sa société a besoin de capitaux et que l’entrepreneur ne souhaite pas réaliser une grosse levée de fonds auprès d’investisseurs, il peut avoir intérêt à injecter lui-même du cash pour redonner du levier à son épargne.

Néanmoins, s’il a investi entre temps dans de l’immobilier ou des contrats épargne, les liquidités peuvent manquer et il peut vouloir conserver son cash. Comment faire dans ce cas pour trouver des liquidités à injecter à titre personnel ?

 

Financer le compte courant d’associé via un crédit lombard

Le cas reste plutôt simple: vous avez perçu des dividendes importants l’année précédente et vous souhaitez réinvestir dans votre société tout en conservant votre épargne. Dans ce cas, vous allez dégager une ligne de trésorerie en nantissant votre contrat d’épargne. Cela peut être une assurance-vie, un contrat de capitalisation, un PEA, un compte-titres, etc.

Le placement devra néanmoins être liquide, exit donc le private equity ou fonds immobiliers bloqués. Le prêteur va appliquer une valeur de prêt appelée Loan to value (LTV) dans le jargon financier.

Pour des actions, considérez que la LTV sera de 50% environ du portefeuille. Concrètement, si vous avez 1 000 000€ en titres, vous pouvez emprunter 500 000€.

Ce type de crédit est très rapide. Il peut être amortissable ou In Fine. Actuellement le taux avoisine les 1% + EURIBOR (qui est négatif ou nul…). Pour donner du levier et faire grossir sa société, cela reste intéressant.

Cumulé à la fiscalité de l’assurance-vie, vous pouvez optimiser la transmission patrimoniale.

 

Recourir au refinancement hypothécaire

Un petit peu plus dur à obtenir, nous sommes dans le cas d’un investisseur qui a tout investi en immobilier et qui souhaite le « monétiser ». Dans ce cas, nous allons prendre une hypothèque sur un bien et réaliser un prêt.

En règle général, selon la situation du bien, la banque prendra entre 40 et 80% de la valeur du bien. Elle fera faire une expertise du bien.

La banque prendra également en compte votre situation personnelle (revenus, charges, etc.) pour s’assurer que vous puissiez quand même rembourser. Les règles du HCSF s’appliquent avec le taux d’endettement à 35%.

Ce refinancement fonctionne également via un « OBO » ou « vente à soi-même ». Dans ce dernier cas, il est probable qu’il faille tout de même apporter quelques liquidités au préalable. Même si c’est négociable. Un bien très bien positionné dans Paris intra-muros pourra être financé en totalité probablement. Nous appelons cela un Equity release.